L'économie laitière suisse
En mettant en œuvre la politique agricole, l’Etat a radicalement changé et simplifié les règles du jeu
régissant l’économie laitière suisse. Les instruments politiques dont celle-ci dispose
aujourd’hui se concentrent pour l’essentiel sur les mesures à la frontière, en plus des
mesures prises dans le pays.
Voir à ce propos le schéma.
A la
frontière, l’économie laitière suisse est essentiellement protégée par les taxes et les droits de douane
prélevés par l’Etat. Les droits de douane sont versés sans affection spéciale dans les caisses fédérales.
Dans le pays, la Confédération intervient notamment par le biais du contingentement laitier à l’échelon de
l’exploitation individuelle. Depuis le 1er mai 2008, 80 pour cent des producteurs de lait ont
abandonné le contingentement laitier de manière anticipée. Pendant la phase transitoire, à savoir jusqu’à la
suppression intégrale du contingentement en 2009, les producteurs de lait ne pourront produire des quantités
supplémentaires que s’ils participent à un projet autorisé par la Confédération. La Confédération influence
d’autre part le marché intérieur libre par des incitations monétaires. A l’échelon de la production, elle
octroie ainsi des suppléments de prix («supplément de non-ensilage», «supplément pour le
lait transformé en fromage»), et à l’échelon de la transformation/du commerce, elle
octroie des contributions à l'exportation pour les produits laitiers transformés.
En Suisse comme à l’étranger, la Confédération met à disposition des moyens financiers
pour les mesures de marketing en faveur du lait et des produits laitiers, pour autant que la
branche fournisse elle aussi sa contribution financière.